Archives de Tag: Un avion sans elle

Un avion sans elle, de Michel Bussi

J’ai terminé récemment un livre que j’ai difficilement pu lâcher dans les dernières pages. Une proche m’avait dit tout le bien qu’elle pensait de ce roman après l’avoir lu. Ca ressemblait à une enquête policière. Ce n’est pas le genre littéraire que je privilégie quand je me rends à la Fnac. Pourtant, lorsqu’on m’offre des livres du genre, j’accroche bien.

Michel Bussi, inconnu au bataillon en ce qui me concerne. Il a pourtant écrit un polar fortement primé, « Nymphéas noirs ».

« Un avion sans elle » (si vous aussi vous pensez à la chanson de Charlelie Couture, vous y êtes) n’est pas en reste: Meilleur Polar Francophone et Maison de la Presse 2012. Cet auteur a donc tout d’un maître du polar.

Un avion sans elle

Le titre: Un avion sans elle

L’histoire, d’après la quatrième de couverture: « 23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche: elle sera Emilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment?
Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.
Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité… »

Ce résumé promet. Et la promesse est tenue, très largement. Jusqu’à une certaine avancée dans la lecture, comment se douter du dénouement?

D’où le fait qu’arrivée près du but (savoir le fin mot de l’histoire), je n’ai plus lâché ce bouquin. Je lisais presque à en perdre mon souffle!

J’aime la façon dont s’est écrit. La lecture se fait facilement, et rythmée. L’auteur alterne les points de vue, passant d’un personnage à un autre. On a donc la vision de chacun sur les événements. Et parmi ces perceptions et ressentis, des passages du carnet de notes qu’a tenu le détective pour retracer les 18 ans d’enquête.

On ne s’ennuie donc jamais, on n’a pas le temps. Tel un détective, on tente de démêler le vrai du faux en même temps que Marc, le frère d’Emilie.

Il est intéressant de constater l’évolution en matière d’enquêtes policières et scientifiques. Quand on voit aujourd’hui des séries comme « Les Experts » ou « Bones », où ils disposent de matériels impressionnants, on se demande effectivement: mais comment diable faisaient-ils à l’époque?! Car au moment où l’intrigue se déroule, dans les années 80, les tests ADN n’existent pas. D’où la difficulté de résoudre la question: le bébé est-il la petite fille de la famille De Carville ou Vitral?

Quand enfin on apprend LA vérité, on comprend. Ca paraît comme une évidence. Et le titre lui-même prend tout son sens.

Les prix reçus par ce polar sont largement mérités! Ca me réconcilie avec le genre.

En résumé, si vous n’avez pas lu ce livre et que ça vous tente, ne courez pas vous le procurer, mais volez-y!

Publicités