Je m’suis envoyée en l’air!

Entre mercredi dernier et ce mercredi-ci, rien à voir!

Depuis 2 ans maintenant, j’avais reçu une Dakota box. J’ai traîné, traîné, traîné; tellement que l’année dernière, j’ai été obligée de la faire prolonger d’un an (ce qui m’a valu la modique somme de 7€, je crois, pour m’en renvoyer une nouvelle).

Et une fois encore, j’ai laissé filer le temps, en me penchant de temps en temps sur la question, mais sans grande conviction. Pourtant, j’avais très envie de tenter l’ULM. Et dans un cadre particulier, ça pouvait être vraiment chouette!

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Mais comme il m’arrive malheureusement d’être une grande adepte de la procrastination, j’ai remis au lendemain sans arrêt. Bah oui, un cadre particulier d’accord, mais encore faut-il pouvoir s’y rendre! Et là, je suis dépendante de mes parents ou d’amis avec permis (oui, à bientôt 30 ans, je l’avoue, je n’ai pas encore mon papier rose!).

Bref, à force de laisser traîner, je n’avais plus le choix. 3 options s’offraient à moi en sachant qu’en gros, je ne disposais plus que d’une semaine avant que ma Dakota box soit de nouveau périmée.

Option 1: l’option de facilité. Une Balad’Enigm dans Paris. Mais à choisir, quitte à avoir en sa possession une box avec plein d’activités extraordinaires, autant en profiter!

Options 2 et 3: elles se rejoignent. Dans les deux cas, il s’agit d’un baptême de l’air en ULM (mon envie de base). Dans les deux cas également, il faut se rendre en Seine-et-Marne, dans des coins que je connais bien pour y avoir grandi: Mouroux ou Esbly. Mais toujours le problème du transport! Bon, c’est à peu près desservi par les trains de banlieue, mais il faut prévoir un certain temps de marche.

Après avoir étudié ces deux possibilités, je choisis de me rendre à l’aérodrome de Coulommiers-Voisins. J’en ai pour une heure depuis la Gare de l’Est, puis environ 45 minutes de marche depuis la gare de Mouroux.

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Sur le livret Dakota box, il est conseillé de réserver via mail. Ce que je m’empresse de faire lundi dernier avant qu’il ne soit trop tard, en espérant pouvoir avoir une date dans le courant de la semaine passée, le temps étant encore au beau fixe. La réponse est rapide: le vol est prévu mercredi 4 Septembre à 16h. G-E-N-I-A-L!

Et donc, effectivement, entre mercredi dernier et ce mercredi-ci, rien à voir!
Si vous vous souvenez, il y a une petite semaine, le soleil brillait, le ciel était d’un bleu sans nuage, les températures avoisinaient les 30°C. Des conditions idéales pour voler!

Je passe sur le fait que j’ai galéré à me rendre à l’aérodrome à pieds, sous le soleil écrasant, parfois sans le moindre recoin d’ombre… Avec seulement une petite bouteille d’eau… Et des baskets en toile dont la semelle était déglinguée… (#VDM)

Je me suis juste fait peur quand je suis enfin arrivée et que je suis passée par les toilettes: j’étais tellement rouge, j’avais l’impression d’avoir le visage brûlé!!! (horreur, malheur)

Comme j’étais en avance, j’ai eu le temps de reprendre mon souffle et de me détendre avant de m’envoler (au septième ciel?).

Un groupe d’aviateurs m’abordent et me proposent jovialement de les suivre en Savoie. S’ils avaient été jeunes et beaux, oui peut-être; mais dans le cas présent, c’est une autre histoire!

16h: mon pilote attitré m’invite à le suivre. Il m’équipe d’une parka et de deux casques: audio et protection. Et me fournit un cordon pour mon appareil photo.

Je prends place à l’arrière d’un ULM pendulaire, le plus simple qui soit par rapport au multi-axe. Le pilote s’installe et prend les « commandes » (si tant est qu’on peut appeler ça des commandes).

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Et là, j’apprends qu’il est novice (malgré son âge: une bonne soixantaine). D’après ses dires, je suis la deuxième qu’il baptise (si je peux m’exprimer ainsi). C’est drôle, ça ne me fait pas du tout flipper! (I-R-O-N-I-E). Allez, pas grave, je suis une warrior ou je ne le suis pas! Let’s go!!!

Nous avançons sur la piste et d’un coup, le pilote lève son semblant de commande et nous commençons à prendre de la hauteur. Ce décollage m’a surprise. Je n’avais aucune idée de comment ça pouvait se passer.

C’est par la suite assez flippant de constater que nous montons de plus en plus haut, dans ce minuscule engin. Comment se peut-il que nous volions dans trois fois rien?!

Une fois habituée aux sensations, j’observe la campagne environnante, celle qui m’a vue grandir. Ca a un côté émouvant! Et les champs vus du ciel sont bien plus beaux qu’à terre.

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Les sensations reviennent au moment où le premier « looping » s’opère (en fait de looping, c’est un virage très serré): l’ULM est manié de telle sorte à tourner, mais presque comme s’il se couchait sur le côté. J’avais comme l’impression que nous allions plonger tête la première et nous « crasher »!!! Ajouté à cela ma semie insolation, et je me sentais au bord de la nausée!

Mis à part ça, j’ai vraiment apprécié ce baptême de l’air! Et cette sensation de liberté dans les airs, passées les premières appréhensions. J’ai regretté que cela soit si court (environ 10 minutes).

Je ne perds pas espoir de m’envoyer de nouveau en l’air plus longtemps et dans un cadre de rêve: en bord de mer, près du Mont-Saint-Michel ou au-dessus des Alpes!

Concernant les lieux et le personnel, des améliorations peuvent être apportées. Pas de véritable accueil: j’ai débarqué, je ne savais pas à qui m’adresser. Le pilote n’était pas très loquace. Si je ne l’avais pas questionné sur certains points, je n’aurais pas su grand-chose…

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Ecole ULM de Paris, 180 rue Cardinet, 75017 PARIS, 06.82.94.06.01. ecoleulmdeparis@free.fr

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Aérodrome de Coulommiers, Avenue du Général de Gaulle, 77120 MOUROUX.

Le Petit Poucet

Dimanche dernier, alors que le temps était plus clément que ce dimanche-ci, nous fêtions un événement familial. Et à événement exceptionnel, lieu hors du commun.

La famille au complet, dont de nouveaux membres qui nous ont rejoints (j’ai l’immense plaisir d’être tata!!!), s’est donc réunie autour d’une bonne table dans un restaurant quasiment caché dans la verdure de l’Ile de la Jatte, entre Levallois et Neuilly: j’ai nommé le Petit Poucet!

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(au centre de la photo, le bout de bâtisse sur pilotis = le Petit Poucet qui joue à cache-cache!)

Nous sommes installés à une grande table ronde, ce qui m’apparaît toujours plus convivial quand nous sommes plusieurs afin que nous puissions tous discuter les uns avec les autres. Et en terrasse. Pas le mieux sur le moment, car la terrasse, à cette heure, ne dispose pas encore d’un ensoleillement débordant, et il fait donc frisquet. Mais le soleil finit par faire son apparition, et là, on n’aurait presque trop chaud! Plus sérieusement, il est fort agréable de déjeuner en plein air, sans aucun bruit alentour: pas de rue passante, ni de voitures circulant à proximité. Non, juste la Seine qui s’écoule paisiblement en contrebas d’un coin de terrasse!

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Quoi qu’il en soit, chaud ou froid, le Petit Poucet est attentionné et a tout prévu. Des plaids en cas de frissons, des canotiers en cas d’insolation.

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(cette personne masquée n’est jamais avare de bêtises!)

La carte propose une diversité de plats cuisinés avec des produits frais. Un menu à 32€ Entrée-Plat-Dessert fera pour la plupart notre affaire (pas le mien, bien sûr! Chiante jusqu’au bout).

Une bonne partie de la famille débute par un tartare de saumon (j’ai un appétit d’oiseau, je n’ai pas pris d’entrée). S’ensuivra en majorité un dos d’églefin, et pour ma part un filet de canette caramélisé au miel et épices, servi avec sa polenta crémeuse et figue.

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En dessert, je me suis laissée tenter par le cheesecake passion avec son minestrone de mangues. Loin d’être une tuerie comme le pensait ma sœur, car j’ai été surprise par la texture qui ne s’apparentait pas à un cheesecake classique.

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D’autres ont dégusté un riz au lait crémeux, une panacotta café-caramel, un moelleux au chocolat, une salade de fraises-framboises et sa meringue ou encore un macaron pistache. Vaste choix, donc!

Pour conclure, je dirais que le Petit Poucet est une bonne adresse pour décompresser et prendre l’air (quand bien même on n’est pas en terrasse). Les plats sont bons, même s’ils ne m’ont pas fait sauter au plafond (en même temps, ça risquait pas, vu que nous mangions dehors!). Les tarifs sont assez excessifs, sans doute dûs à l’emplacement.

Et en prime ce midi-là, une ex-star du foot à la grande époque: Willy Sagnol!

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Bref, à tester pour une occasion spéciale, conseillerais-je!

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Le Petit Poucet, Ile de la Jatte, 4 Rond-Point Claude Monet, 92300 Levallois-Perret. M° Pont de Levallois.

Pas fauchée chez Fauchon!

Je suis une accro au sucre, vraiment! Au point que parfois, mes repas ne se composent que de mets sucrés. Oui, je sais, c’est mal!

Depuis mon retour de province fin Août, j’avais lu que se préparait l’Eclair Week 2013 chez Fauchon. Personnellement, malgré mon goût pour la pâtisserie, c’est la première fois que j’entendais parler de cet événement qui n’a lieu qu’une fois par an (et c’est bien dommage!). J’attendais donc avec impatience le lancement de cet Eclair Week à partir du 3 Septembre.

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Malgré mon empressement, je ne me suis pas précipitée place de la Madeleine. Non, j’ai décidé de n’y aller que le dernier jour. Allez savoir pourquoi, je me retrouve souvent à aller à des expos ou autres lors des derniers jours!

Je crois aussi que j’avais quelques hésitations à débourser 7€ dans un éclair. Tout en sachant que je voudrais certainement en goûter plusieurs! Non pas que je sois fauchée, ou tout dépend dans quel sens on l’entend! Pas fauchée comme pas gâtée, oui, vu le choix!

Mais comme on dit, « c’est bon la honte! » Dans la boutique, j’ai pris mon temps pour détailler chaque éclair, tous plus beaux les uns que les autres, colorés à souhait! Je recherchais des saveurs originales, histoire de ne pas manger un banal éclair que je peux trouver dans la boulangerie à deux pas de chez moi. J’étais presque déçue de constater que la plupart des éclairs étaient fourrés à la vanille.

En fin de compte, après tergiversations, j’ai opté pour l’éclair Aquatic: crème vanille, fondant menthe glaciale. Et celui à la rose, crème amande et rose (je ne sais plus l’intitulé).

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J’ai dégusté l’Aquatic assise dans le Jardin du Trocadéro. Dès la première bouchée, la saveur mentholée du glaçage ressort parfaitement. Ca m’a fait penser aux After Eight que j’engloutissais étant gamine! La crème vanillée quant à elle est légère, tellement que j’ai l’impression qu’on pourrait s’enfiler plusieurs éclairs avant de faire une overdose!

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(l’éclair a malheureusement souffert dans les transports)

J’ai savouré le rose le soir au dessert. La crème est plus crémeuse que le précédent éclair, presqu’à la façon d’une mousse. Le goût de l’amande est assurément perceptible, mais celui de la rose est beaucoup plus subtil.

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Quoi qu’il en soit, j’étais satisfaite de mes deux choix. Désormais, je patiente jusqu’à l’année prochaine!

Au programme également de cette journée, une balade au Trocadéro pour faire un tour au mini village thaïlandais: danses, massages, vente d’objets artisanaux et de produits à consommer, etc. « Délicieuse Thaïlande » se tient encore jusqu’à demain, de 11h à 19h dans les Jardins du Trocadéro!

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Bon dimanche!

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Fauchon, 24-26 Place de la Madeleine, 75008 PARIS, M° Madeleine.

Ma B.A. de la rentrée

Vous l’aurez compris car on ne cesse de le répéter à tout va: c’est la rentrée! J’en profite pour souhaiter une excellente rentrée à tous ceux qui ont repris le chemin de l’école ou du boulot.

Pour ma part, depuis quelques années, la rentrée n’avait plus d’incidence sur moi (ou presque, dans la mesure ou j’ai travaillé dans des écoles). Mais le mois prochain, je vais moi aussi réendosser mon costume d’étudiante pour une année ou plus. Pour sûr, ce retour sur les bancs de l’école (façon de parler) va me faire tout drôle! Ca n’est pas forcément de gaieté de cœur que je m’y plie, mais se réorienter professionnellement nécessite de faire des concessions. Et j’ai bien remarqué que ce n’était pas évident de trouver du travail quand on ne dispose pas des diplômes correspondants!
J’aurai l’occasion d’y revenir ultérieurement.

Pour le moment, intéressons-nous à tout autre chose. Ma B.A. (Bonne Action, au cas où) de la rentrée. De quelle genre peut-elle bien être?

Il y a quelques mois de ça, je regardais une série américaine à la télé, « Body of Proof », dans laquelle une médecin légiste œuvre à trouver des preuves à partir des corps qu’elle reçoit.

Et un soir, alors que j’étais captivée par un des épisodes, mon esprit a malgré tout divagué sur une question existentielle: pourquoi ne ferai-je pas don de mes organes à ma mort? Bon, ça peut paraître morbide, mais dans un sens, la situation s’y prêtait. Et à mon avis, c’est une question qu’on devrait tous se poser au cours de notre existence. Faire don de ses organes peut sauver des vies, ça n’est pas rien!

Je me suis renseignée sur le net et j’ai fini par sauter le pas. Au jour d’aujourd’hui, je ne sais pas encore si je préfère être enterrée ou incinérée. Mais dans l’un ou l’autre cas, être toujours en possession de mes organes ne me sera pas d’une grande utilité, il faut bien le reconnaître!

Dans l’idée où j’aurais été malade (ou le serais) et aurais nécessité une greffe d’organe, j’aurais aimé que le don miraculeux intervienne!
Bref, je pense que malgré la difficulté de cette question, une campagne telle que celle pour le don du sang ou la prévention routière, par exemple, devrait être organisée à plus grande échelle. Il est important d’informer la population de ce genre d’action au même titre que le don du sang, même si le don d’organes est plus conséquent que le don du sang.

Récemment, le JT de TF1 a diffusé un reportage sur le sujet. Plus de 17000 personnes en France attendraient d’être greffées. Et seulement 13% des Français connaissent la législation en matière de don d’organes, à savoir que la loi l’autorise si nul ne sait l’avis du défunt, ce qui peut entraîner une douleur supplémentaire pour la famille.

Je me souviens que ma mère nous en avait touché un mot, à ma sœur, mon frère et moi. Et j’ai soulevé la question moi aussi il y a peu.

Aujourd’hui, c’est chose faite: je possède mon passeport de vie, que je vais précieusement conservé dans mon portefeuille.

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C’était ma B.A. de la rentrée.

Et vous, vous êtes-vous déjà posé la question?

Les dieux voyagent toujours incognito, de Laurent Gounelle

Après mon absence de plusieurs semaines, difficile de se remettre en selle! Je ne savais pas par où commencer. J’ai finalement choisi de repartir de bon pied avec un roman de Laurent Gounelle, qui s’est déjà fait connaître avec son livre précédent: « L’Homme qui voulait être heureux ».

Les dieux voyagent

Le titre: Les dieux voyagent toujours incognito

L’histoire, d’après la quatrième de couverture: « Imaginez: vous êtes au bord du précipice. A l’instant fatidique, un homme vous sauve la vie. En échange: votre engagement à faire tout ce qu’il vous demandera. Vous acceptez et vous voilà embarqué dans un incroyable voyage où tout semble vous échapper.
Plus qu’un roman, une réflexion sur soi-même qui nous invite à prendre notre destin en main. »

L’auteur s’intéresse en effet à la psychologie et au développement personnel et ce roman pourrait éventuellement nous fournir des pistes si tant est que nous en ayons besoin.

Il me semble qu’il y a eu un certain engouement autour de ce livre et/ou de son auteur. Cependant, je me suis penchée tardivement sur ce roman, ne savant pas franchement ce que je pouvais en attendre. Et peut-être aussi est-ce cette part de mystère qui m’a attirée? Ce « héros » candidat au suicide, sauvé in extremis, qu’allait-il « subir » de son sauveur? Et pourquoi? Quelle en serait l’issue? Bref, que de questions qui ne demandaient qu’à trouver des réponses.

J’ai démarré doucement ma lecture, du fait notamment de mon travail prenant. Puis, une fois rentrée et libérée de mes engagements, je me suis plongée dans ma lecture afin d’en connaître au plus vite le dénouement. Dénouement que je n’aurais pas imaginé le moins du monde.

J’ai beaucoup aimé suivre Alan Greenmor (le « héros », donc) dans sa quête pour donner le meilleur de soi. Je me suis retrouvée un peu en lui et je pouvais aisément ressentir ses doutes, ses craintes, son malaise devant certaines situations. Mais aussi sa fierté et son contentement lors de ses réussites.

Au cours de ma lecture, j’ai relevé la phrase suivante qui m’a particulièrement touchée: « La vie est ainsi; on réalise rarement dans l’instant que les moments difficiles ont une fonction cachée: nous amener à grandir. »
Il y a presqu’un an jour pour jour, j’ai moi-même vécu un épisode de ma vie traumatisant. Et je réalise aujourd’hui tout le chemin parcouru depuis, à quel point j’ai évolué et je me sens effectivement grandie.

Au final, un livre bourré de leçons qui ne peut que faire du bien!

Les Petits Plats

« Cuisine canaille et vins gourmands. »

Les Petits Plats

Le restaurant Les Petits Plats, 39 rue des Plantes, 75014, ne fait pas les choses à moitié. Petits, peut-être! Et en apparence, car mine de rien, ça cale! Mais à la manière des grands, car les plats sont présentés de façon à être dignes d’un restaurant gastronomique. Et au goût, n’en parlons pas! Une pure merveille!

Et non, je ne plaisante pas! Je n’avais pas mangé un plat qui m’avait autant plu que celui que j’ai choisi: volaille jaune, melon, concombre, livèche. La viande est présentée sous forme de petits médaillons, l’accompagnement forme un méli-mélo de petits cubes. J’ai découvert ce qu’était la livèche, je ne connaissais pas du tout. Et ce trio melon-concombre-livèche, par cette chaude journée (vendredi dernier), était à tomber! Une belle association qui a réjoui mes papilles, vraiment! Et la volaille était tendre à souhait et goûteuse!

Volaille jaune, melon, concombre, livèche

Au point que Mum a regretté son propre choix, même si elle a aimé: cabillaud, petits pois, pancetta, agrume et menthe.

Le resto propose une formule déjeuner (entrée-plat) à 17€ et des plats à la carte en demi-portion (correspondant à une entrée, 13/14€) ou portion complète (22€).  Les plats varient au gré des saisons. Il dispose également d’une belle carte des vins bien fournie.

Carte des vins

Pour le dessert, le gaspacho de fruits du moment et financiers (10€) nous fait de l’œil à toutes les deux. La serveuse nous l’apporte sur un plateau de bois, le gaspacho en bouteille qu’elle nous verse dans un bol. Et alors, là, par les temps qui couraient (je parle des températures), quel délice, quelle fraîcheur!

Gaspacho de fruits du moment, financier

Décidément, les Petits Plats savent y mettre ET les formes ET le goût! Ce petit resto à la devanture rouge (ma couleur préférée, un bon signe!) n’a l’air de rien, mais il est vraiment digne d’un grand!

Le seul bémol que je relève toutefois: les prix. Un plat à 22€ et un dessert à 10€ (certains à 12€), il faut le vouloir (et pouvoir assurer au moment de l’addition!)!

Mais pour Mum et moi, c’était un peu jour de fête, alors nous n’avons pas hésité à nous faire plaisir!

Alors si vous aussi vous souhaitez expérimenter la cuisine canaille des Petits Plats, foncez!

Carte du resto

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Les Petits Plats, 39 rue des Plantes, 75014 Paris, 01 45 42 50 52. M° Alésia.

« Oh my God! »

A sa sortie fin 2011, j’en ai vaguement entendu parler. Je veux parler du film « Oh my God! » (dans sa version originale, « Hysteria »), de Tanya Wexler. Mais je n’avais pas pris le temps d’aller le voir au ciné, ou je n’avais pas voulu le prendre.

Et pourtant, lorsqu’il y a quelques mois, je faisais un tour dans le rayon DVD de la Fnac, j’ai profité de leur offre 5 DVD pour 30€ et sauté sur l’occasion pour découvrir ce film.

DVD "Oh my God!"

L’histoire: « Dans l’Angleterre victorienne, Mortimer Granville (Hugh Dancy), jeune et séduisant médecin, entre au service du Dr Dalrymple (Jonathan Pryce), spécialiste de l’hystérie féminine. Le traitement préconisé est simple mais d’une redoutable efficacité: soulager les troubles de ses patientes à l’aide de caresses aussi thérapeutiques que suggestives…
Le docteur Mortimer y met toute sa ferveur mais bientôt une vilaine crampe vient contrarier sa pratique… Avec la complicité de son meilleur ami (Rupert Everett), un passionné de nouvelles technologies, ils mettent au point un objet révolutionnaire: le premier vibromasseur. »

La jaquette précise qu’il s’agit d’une histoire inspirée de faits réels, « une comédie romantique mordante et décalée qui parle d’amour, de féminisme… et de l’invention du premier vibromasseur! »

Le titre emboîte donc sur un charmant jeu de mot, que l’on peut comprendre de plusieurs manières!

Quel plaisir non dissimulé pour moi de découvrir l’histoire du premier godemiché vibrant. Je précise, parce que visiblement, les godes existent depuis belle lurette! D’après Wikipédia, deux siècles avant J.C., nos lointains ancêtres utilisaient déjà ce genre d’accessoires sexuels!

L’histoire se déroule donc dans le Londres des années 1880. Le jeune médecin est très porté sur les nouvelles pratiques médicales, ce qui lui vaut bien des déboires. Mais se retrouver dans le cabinet du Dr Dalrymple lui ouvrira une voie en or, professionnellement et personnellement parlant. Il y rencontrera notamment l’une des filles Dalrymple, Charlotte (Maggie Gyllenhaal), une féministe passionnée par son travail auprès des plus démunis.

A côté de ça, on voit le jeune docteur évoluer au sein du cabinet traitant l’hysteria. A l’heure où nous parlons d’extase ou de jouissance, les médecins évoquent eux le paroxysme (« Combien de paroxysme? », après le premier essai du vibromasseur auprès d’une ancienne péripatéticienne. Réponse de l’intéressée: « 3 [en 5 minutes] »).

Alors que l’électricité n’en est qu’à ses débuts, Mortimer Granville et son ami se lancent dans la création de leur vibromasseur (« Jolly Molly ») fonctionnant à l’aide d’un petit moteur et devant être branché (pas très pratique!). Un must pour l’époque qui leur vaudra une petite fortune!

Bref, une petite perle de film, sensible et drôle. J’ai beaucoup aimé le clin d’œil vers la fin: l’envoi du vibromasseur à une certaine personne…

Si vous n’avez pas déjà vu ce film, je vous le conseille à 200%! Surtout à vous, les filles! 😉

Tartes fines aux tomates confites

Lors de la saison estivale, et notamment lorsqu’il fait chaud, je n’ai ni le courage, ni l’envie de cuisiner et de manger des plats trop chauds. Mes repas se résumeraient presque uniquement à engloutir des glaces de toutes sortes (en gourmande que je suis)!!!

Mais néanmoins, je sais faire des concessions et des efforts.
Récemment (et vu que les températures sont redescendus), je me suis donc attelée à réaliser des tartes fines aux tomates confites, dont la recette provenait d’un journal télé dans lequel Cyril Lignac glissait à une époque quelques bonnes et simples recettes.

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Ingrédients (pour 4 personnes):

  • 1 rouleau de pâte feuilletée
  • 6 tomates
  • 4 brins de thym
  • 4 feuilles de basilic (facultatif)
  • 1 cuillère à soupe de sucre
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • sel, poivre (facultatif)

Instructions:

  • Préchauffer le four à 180°C (th.6).
  • Couper les tomates en quatre quartiers et les épépiner.
  • Les étaler, peau vers le fond, sur une plaque antiadhésive ou du papier sulfurisé.
  • Arroser les pétales de tomate avec l’huile d’olive et les saupoudrer de sucre et de sel.
  • Effeuiller le thym et parsemer ses feuilles sur les tomates.
  • Enfourner la plaque pendant 30 minutes.
  • Pendant ce temps, découper quatre disques dans la pâte feuilletée.
  • Les laisser sur le papier qui a servi à les emballer et les piquer à la fourchette.
  • Une fois cuits, répartir les pétales de tomates confites sur les disques.
  • Enfourner les tartelettes et les laisser cuire 30 minutes.
  • Les décorer avec les feuilles de basilic (facultatif).

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La recette est ultra facile et rapide (sans compter les 2×30 minutes de cuisson). Et en plus, c’est léger et divinement bon!

Comme je n’avais pas prévu assez de tomates, j’ai rajouté une sauce tomate sur la pâte feuilletée.

Tartes fines aux tomates confites

Et j’ai aussi testé une version tomates-courgettes, toute aussi bonne!

Tartes fines tomates-courgettes

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Bon appétit!!!

L’Escapade sans retour de Sophie Parent, de Mylène Gilbert-Dumas

L’été est depuis quelque temps bel et bien installé, pour notre plus grand plaisir!
Bref, la saison idéale pour se délecter de petits bouquins légers, sans prise de tête, à lire sur la plage ou à l’ombre d’un arbre (après, chacun fait comme il lui plaît, l’hiver aussi il peut être agréable de lire des livres drôles au coin de la cheminée!).

J’ai pas mal traîné mes guêtres à la librairie (en vrai, à la Fnac) et j’avais depuis longtemps repéré ce roman de cette auteure que je connaissais ni d’Eve ni d’Adam, Mylène Gilbert-Dumas, une « cousine » québécoise. D’après sa biographie, elle s’est d’abord penchée sur des romans historiques et « L’Escapade sans retour de Sophie Parent » est tout de même son sixième roman.

L'Escapade sans retour
Le titre: L’Escapade sans retour de Sophie Parent – Et vous, avez-vous déjà eu envie de tout plaquer?

L’histoire, d’après la quatrième de couverture: « Incroyable direz-vous, et pourtant c’était vrai: tout avait commencé à cause d’une haie! Celle des voisins pour être précis. Belle et dense en apparence, Sophie avait remarqué que derrière le rideau de verdure se trouvaient des branches sèches. A l’image de la vacuité de sa vie, si somptueuse en surface.
Jusqu’à ce jour, le seul geste de rébellion de Sophie avait été de s’acheter une veste en jean. Eh bien, voilà, aujourd’hui, Sophie Parent va tout plaquer, tout! »

J’ai de suite été attirée par la couverture et ses couleurs pétantes, le sous-titre (« Et vous, avez-vous déjà eu envie de tout plaquer? » La réponse serait oui!) et cette histoire intrigante d’escapade.

Peut-être à tort, j’avais imaginé que ce roman était drôle. A mon sens, il ne l’est pas spécialement. J’ai juste souri à quelques passages. Par contre, il m’a réellement fait du bien. A la fin, je ne voulais plus le quitter, je continuais de lire sans relâche afin d’en connaître le dénouement. Je l’ai donc terminé en 3 jours environ, le sourire aux lèvres.

Pourquoi? Parce que j’ai aimé l’histoire de cette Sophie Parent. Je ne veux pas dévoiler tous les détails, donc je ne peux m’étendre sur les tenants et les aboutissants, mais je me mettais facilement dans la peau du personnage. Et ça, quand on peut aisément s’identifier à l’histoire et à ses personnages, je trouve que la lecture se fait avec d’autant plus de fluidité.

Récemment, j’ai terminé « Le Dernier stade de la soif » de Frederick Exley. Je n’en ai pas fait d’article parce que j’ai eu énormément de mal à lire ce bouquin et je ne sais franchement pas quoi en dire, si ce n’est qu’il m’a ennuyée et je n’ai eu qu’une hâte, le finir pour passer à autre chose! Dans ce cas présent, je n’ai pu me comparer au personnage, puisqu’il s’agissait d’un alcoolique!

Tout ça pour dire donc que Sophie et moi, même combat! A un moment de ma vie, j’ai aussi fui et tout quitté pour vivre une expérience intense (en Afrique), et en revenir plus forte.

Je n’en dirai pas plus au risque de gâcher le plaisir de lire ce petit bijou (fantaisie) de roman qui nous rappelle que dans la vie, tout est possible à condition de s’en donner les moyens!

Musée Marmottan Monet

Cette semaine a été marquée par la visite du Musée Marmottan Monet grâce à mon invitée américaine, Miss Floride.

Je le reconnais, j’ai encore une palanquée d’endroits à découvrir à Paris (et c’est ça que j’aime avec la Ville Lumière)!

Ce musée, je le connaissais vite fait de nom, mais sans plus. J’ai dû aller à la pêche aux infos pour savoir exactement où il se trouvait.

C’est donc avec plaisir que j’ai accompagné Miss Floride direction « La Muette ». Je connais mal cette partie de Paris et j’étais contente d’y flâner.

Le musée est bien caché derrière le Jardin du Ranelagh. Il est abrité dans un bel hôtel particulier, acquis par Jules Marmottan vers 1883, dont hérita ensuite le fils, Paul Marmottan. Grand collectionneur, il rassemble un nombre impressionnant d’objets et à son décès, lègue le tout (bâtisse comprise) afin d’en faire un musée à son nom. Ce dernier ouvre au public en 1934.

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On y trouve les collections acquises par Paul Marmottan datant du Premier Empire, ainsi que des œuvres héritées de son père.
Mais le musée fait surtout la part belle aux peintres impressionnistes, Monet en tête (qu’on ne présente plus!), suivi de près notamment par Berthe Morisot et Gustave Caillebotte.
Une salle est également aménagée spécialement pour des enluminures du Moyen-Age à la Renaissance.
Enfin, le sous-sol du musée renferme une exposition temporaire consacrée actuellement à Marie Laurencin, une peintre de la première moitié du XXème siècle.

Je n’avais jamais entendu parler de cette artiste, mais j’ai été agréablement surprise. Au premier abord, je n’ai pas aimé, les œuvres me semblaient trop abstraites. Et puis, au fil de l’exposition, j’ai appris à regarder autrement ses peintures, et j’ai fini par m’attendrir par ce côté naïf, presque enfantin, et les couleurs utilisées.

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Pour le reste, je ne m’étends pas: les tableaux impressionnistes sont juste superbes! J’adore cette façon d’aborder la peinture (j’ai toujours préféré les arts « anciens » plutôt que l’art contemporain).

Les Tuileries, Monet

Je suis ressortie satisfaite de cette visite et d’avoir élargi mon cercle de connaissances en matière de musées!

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NB: l’exposition « Marie Laurencin » se termine aujourd’hui, dimanche 21 Juillet.

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Musée Marmottan Monet, 2 Rue Louis Boilly, 75016 Paris, 01 44 96 50 33. Ouvert du Mardi au Dimanche de 10h à 18h, nocturne le Jeudi jusqu’à 20h. De 5 à 10€.