Archives de Catégorie: La lecture est une amitié

Juste avant le bonheur, d’Agnès Ledig

Un mois plus tard, le retour! Telle une étudiante, j’ai été submergée par les bouleversements dus à la reprise de cours. Mais j’en reparlerais sans doute prochainement.

Malgré cela, j’ai tout de même pris le temps de bouquiner et j’ai récemment terminé « Juste avant le bonheur », le dernier roman d’Agnès Ledig (fait étonnant, je n’ai pas attendu sa sortie en poche!).

Visiblement, son premier roman, « Marie d’en haut », avait obtenu du succès, car élu Coup de cœur du grand prix des lectrices de Femme Actuelle. Donc, de bonne augure pour le suivant, qui a d’ailleurs reçu le prix 2013 de la Maison de la Presse!

Juste avant le bonheur

Le titre: Juste avant le bonheur

L’histoire, d’après la quatrième de couverture: « Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fée. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d’une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui tendre la main. Emu par leur situation, un homme généreux les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. La chance serait-elle enfin en train de tourner pour Julie? »

Une fois de plus, l’évocation de cette chère région bretonne m’a attirée. J’en tire mes origines et j’en suis fière, car je trouve cette région magnifique et bien plus attrayante que le Sud méditerranéen, même si le soleil est plus présent là-bas!

Et dans le personnage de Julie, j’ai senti que je pouvais m’y retrouver.

Comme il est écrit sur la quatrième, on passe du rire aux larmes. J’ai aimé la façon dont c’était écrit et je me suis attachée aux personnages, qui finissent tous par être reliés les uns aux autres, qui se soutiennent dans les épreuves comme dans les bons moments. Ca m’a fait penser au roman « Ensemble, c’est tout », d’Anna Gavalda.

Malgré des épisodes tristes et émouvants, on en retient un optimisme à toute épreuve.

Pas de doute, ce livre nous rappelle que la vie n’est pas toujours rose mais qu’elle vaut la peine d’être vécue et de se battre quoi qu’il en soit!

Oui, vraiment, un bel hymne à la vie!

Un avion sans elle, de Michel Bussi

J’ai terminé récemment un livre que j’ai difficilement pu lâcher dans les dernières pages. Une proche m’avait dit tout le bien qu’elle pensait de ce roman après l’avoir lu. Ca ressemblait à une enquête policière. Ce n’est pas le genre littéraire que je privilégie quand je me rends à la Fnac. Pourtant, lorsqu’on m’offre des livres du genre, j’accroche bien.

Michel Bussi, inconnu au bataillon en ce qui me concerne. Il a pourtant écrit un polar fortement primé, « Nymphéas noirs ».

« Un avion sans elle » (si vous aussi vous pensez à la chanson de Charlelie Couture, vous y êtes) n’est pas en reste: Meilleur Polar Francophone et Maison de la Presse 2012. Cet auteur a donc tout d’un maître du polar.

Un avion sans elle

Le titre: Un avion sans elle

L’histoire, d’après la quatrième de couverture: « 23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche: elle sera Emilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment?
Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.
Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité… »

Ce résumé promet. Et la promesse est tenue, très largement. Jusqu’à une certaine avancée dans la lecture, comment se douter du dénouement?

D’où le fait qu’arrivée près du but (savoir le fin mot de l’histoire), je n’ai plus lâché ce bouquin. Je lisais presque à en perdre mon souffle!

J’aime la façon dont s’est écrit. La lecture se fait facilement, et rythmée. L’auteur alterne les points de vue, passant d’un personnage à un autre. On a donc la vision de chacun sur les événements. Et parmi ces perceptions et ressentis, des passages du carnet de notes qu’a tenu le détective pour retracer les 18 ans d’enquête.

On ne s’ennuie donc jamais, on n’a pas le temps. Tel un détective, on tente de démêler le vrai du faux en même temps que Marc, le frère d’Emilie.

Il est intéressant de constater l’évolution en matière d’enquêtes policières et scientifiques. Quand on voit aujourd’hui des séries comme « Les Experts » ou « Bones », où ils disposent de matériels impressionnants, on se demande effectivement: mais comment diable faisaient-ils à l’époque?! Car au moment où l’intrigue se déroule, dans les années 80, les tests ADN n’existent pas. D’où la difficulté de résoudre la question: le bébé est-il la petite fille de la famille De Carville ou Vitral?

Quand enfin on apprend LA vérité, on comprend. Ca paraît comme une évidence. Et le titre lui-même prend tout son sens.

Les prix reçus par ce polar sont largement mérités! Ca me réconcilie avec le genre.

En résumé, si vous n’avez pas lu ce livre et que ça vous tente, ne courez pas vous le procurer, mais volez-y!

Les dieux voyagent toujours incognito, de Laurent Gounelle

Après mon absence de plusieurs semaines, difficile de se remettre en selle! Je ne savais pas par où commencer. J’ai finalement choisi de repartir de bon pied avec un roman de Laurent Gounelle, qui s’est déjà fait connaître avec son livre précédent: « L’Homme qui voulait être heureux ».

Les dieux voyagent

Le titre: Les dieux voyagent toujours incognito

L’histoire, d’après la quatrième de couverture: « Imaginez: vous êtes au bord du précipice. A l’instant fatidique, un homme vous sauve la vie. En échange: votre engagement à faire tout ce qu’il vous demandera. Vous acceptez et vous voilà embarqué dans un incroyable voyage où tout semble vous échapper.
Plus qu’un roman, une réflexion sur soi-même qui nous invite à prendre notre destin en main. »

L’auteur s’intéresse en effet à la psychologie et au développement personnel et ce roman pourrait éventuellement nous fournir des pistes si tant est que nous en ayons besoin.

Il me semble qu’il y a eu un certain engouement autour de ce livre et/ou de son auteur. Cependant, je me suis penchée tardivement sur ce roman, ne savant pas franchement ce que je pouvais en attendre. Et peut-être aussi est-ce cette part de mystère qui m’a attirée? Ce « héros » candidat au suicide, sauvé in extremis, qu’allait-il « subir » de son sauveur? Et pourquoi? Quelle en serait l’issue? Bref, que de questions qui ne demandaient qu’à trouver des réponses.

J’ai démarré doucement ma lecture, du fait notamment de mon travail prenant. Puis, une fois rentrée et libérée de mes engagements, je me suis plongée dans ma lecture afin d’en connaître au plus vite le dénouement. Dénouement que je n’aurais pas imaginé le moins du monde.

J’ai beaucoup aimé suivre Alan Greenmor (le « héros », donc) dans sa quête pour donner le meilleur de soi. Je me suis retrouvée un peu en lui et je pouvais aisément ressentir ses doutes, ses craintes, son malaise devant certaines situations. Mais aussi sa fierté et son contentement lors de ses réussites.

Au cours de ma lecture, j’ai relevé la phrase suivante qui m’a particulièrement touchée: « La vie est ainsi; on réalise rarement dans l’instant que les moments difficiles ont une fonction cachée: nous amener à grandir. »
Il y a presqu’un an jour pour jour, j’ai moi-même vécu un épisode de ma vie traumatisant. Et je réalise aujourd’hui tout le chemin parcouru depuis, à quel point j’ai évolué et je me sens effectivement grandie.

Au final, un livre bourré de leçons qui ne peut que faire du bien!

L’Escapade sans retour de Sophie Parent, de Mylène Gilbert-Dumas

L’été est depuis quelque temps bel et bien installé, pour notre plus grand plaisir!
Bref, la saison idéale pour se délecter de petits bouquins légers, sans prise de tête, à lire sur la plage ou à l’ombre d’un arbre (après, chacun fait comme il lui plaît, l’hiver aussi il peut être agréable de lire des livres drôles au coin de la cheminée!).

J’ai pas mal traîné mes guêtres à la librairie (en vrai, à la Fnac) et j’avais depuis longtemps repéré ce roman de cette auteure que je connaissais ni d’Eve ni d’Adam, Mylène Gilbert-Dumas, une « cousine » québécoise. D’après sa biographie, elle s’est d’abord penchée sur des romans historiques et « L’Escapade sans retour de Sophie Parent » est tout de même son sixième roman.

L'Escapade sans retour
Le titre: L’Escapade sans retour de Sophie Parent – Et vous, avez-vous déjà eu envie de tout plaquer?

L’histoire, d’après la quatrième de couverture: « Incroyable direz-vous, et pourtant c’était vrai: tout avait commencé à cause d’une haie! Celle des voisins pour être précis. Belle et dense en apparence, Sophie avait remarqué que derrière le rideau de verdure se trouvaient des branches sèches. A l’image de la vacuité de sa vie, si somptueuse en surface.
Jusqu’à ce jour, le seul geste de rébellion de Sophie avait été de s’acheter une veste en jean. Eh bien, voilà, aujourd’hui, Sophie Parent va tout plaquer, tout! »

J’ai de suite été attirée par la couverture et ses couleurs pétantes, le sous-titre (« Et vous, avez-vous déjà eu envie de tout plaquer? » La réponse serait oui!) et cette histoire intrigante d’escapade.

Peut-être à tort, j’avais imaginé que ce roman était drôle. A mon sens, il ne l’est pas spécialement. J’ai juste souri à quelques passages. Par contre, il m’a réellement fait du bien. A la fin, je ne voulais plus le quitter, je continuais de lire sans relâche afin d’en connaître le dénouement. Je l’ai donc terminé en 3 jours environ, le sourire aux lèvres.

Pourquoi? Parce que j’ai aimé l’histoire de cette Sophie Parent. Je ne veux pas dévoiler tous les détails, donc je ne peux m’étendre sur les tenants et les aboutissants, mais je me mettais facilement dans la peau du personnage. Et ça, quand on peut aisément s’identifier à l’histoire et à ses personnages, je trouve que la lecture se fait avec d’autant plus de fluidité.

Récemment, j’ai terminé « Le Dernier stade de la soif » de Frederick Exley. Je n’en ai pas fait d’article parce que j’ai eu énormément de mal à lire ce bouquin et je ne sais franchement pas quoi en dire, si ce n’est qu’il m’a ennuyée et je n’ai eu qu’une hâte, le finir pour passer à autre chose! Dans ce cas présent, je n’ai pu me comparer au personnage, puisqu’il s’agissait d’un alcoolique!

Tout ça pour dire donc que Sophie et moi, même combat! A un moment de ma vie, j’ai aussi fui et tout quitté pour vivre une expérience intense (en Afrique), et en revenir plus forte.

Je n’en dirai pas plus au risque de gâcher le plaisir de lire ce petit bijou (fantaisie) de roman qui nous rappelle que dans la vie, tout est possible à condition de s’en donner les moyens!

Demain j’arrête!, de Gilles Legardinier

Histoire de varier les plaisirs, je me suis plongée dans un roman léger digne d’une comédie, écrit par Gilles Legardinier. Ce monsieur s’est intéressé à de nombreux domaines, dont le cinéma, et il est également l’auteur de thrillers (L’Exil des Anges; Nous étions les hommes).

Demain j'arrête!

Le titre: Demain j’arrête!

L’histoire, d’après la quatrième de couverture: « Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie?
Au début, c’est à cause de son nom rigolo que Julie s’est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste: son charme, son regard, et tout ce qu’il semble cacher… Parce qu’elle veut tout savoir de Ric, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants… »

En choisissant ce livre, j’avais envie d’une lecture facile, de détente, de rires et je dois dire que c’est réussi.

J’ai adoré le personnage de Julie, presque trentenaire, vraie fille se posant un tas de questions, parfois maladroite, accro au mec qu’elle convoite, indissociable de ses amis les plus proches. J’ai parcouru ses aventures avec plaisir, dont le point de départ est cette question: « C’est quoi le truc le plus idiot que tu aies fait de ta vie? »

Ainsi, Julie nous raconte jusqu’où elle a pu aller à cause ou pour ce nouveau voisin au nom fantasque.

Je me suis souvent retrouvée en elle, notamment dans ces passages:

« Il y a quelque chose de rassurant à grandir près de ses copains d’enfance. On garde le lien avec le passé, on continue ensemble. Peu importe ce que l’on dit ou ce que l’on fait, on est toujours là. » J’ai un lien très fort avec ma meilleure amie que je connais depuis ma plus tendre enfance. On peut tout se dire et même si on ne se voit pas souvent, on sait qu’on sera toujours là l’une pour l’autre et qu’au pire on peut s’appeler.

« Nous les filles, quand on pense à quelqu’un, on y pense tout le temps. Il occupe chaque recoin de notre esprit à chaque seconde. Vous vous démenez pour tenter de vous changer les idées et le moindre petit détail vous y ramène. Prisonnière d’une obsession. Je donne un prospectus sur l’assurance famille à une cliente, et je rêve de celle que je pourrais fonder un jour avec lui. Je lave ma théière, elle est presque de la même couleur que ses yeux, etc. » Là, je pense que je ne suis pas la seule à me reconnaître et que l’auteur nous a bien cernées, nous les filles!

Je finirai par la citation finale de l’auteur: « Les hommes sont stupides et les femmes sont folles, mais lorsqu’ils se rencontrent, cela donne parfois des choses très belles. » Cette phrase m’a fait sourire. Elle ne vaut peut-être pas grand-chose, mais j’aime bien!

***

J’ai écrit cet article avant d’avoir vu que Hellocoton proposait justement un concours pour remporter des lots de livres Pocket, dont le lot « Feel good attitude » comprenant le livre de Gilles Legardinier. Alors tentez votre chance ici!

Vous descendez?, de Nick Hornby

Vu la météo merveilleuse dont nous bénéficions depuis maintenant x semaines, la lecture constitue actuellement l’un de mes passe-temps favoris.

Je viens de terminer un bouquin de Nick Hornby, un auteur britannique, qui a déjà à son actif plusieurs romans et quelques prix littéraires.

Le titre: Vous descendez?

L’histoire, d’après la quatrième de couverture: « A Londres, le soir du Nouvel An, Martin, Maureen, Jess et J.J. décident d’en finir avec la vie. Comble de malchance, ils se retrouvent sur le toit du même immeuble… D’abord surpris, ils sentent leur détermination laisser place au doute. Les langues se délient, chacun raconte sa vie, ses déceptions. Et tandis que file la nuit, l’aube apporte au quatuor une planche de salut inespérée… »

La critique sur la quatrième de couverture: « De loin, ça pourrait ressembler à un conte sinistre, mais Nick Hornby change tout ce qu’il touche en rire. Le résultat est aussi inattendu qu’hilarant. » (Glamour)

Le sujet, de prime abord, n’est pas des plus agréables: le suicide. Mais malgré tout, il m’a interpellé. Et j’avais cru comprendre que Nick Hornby aimait traiter toutes sortes de sujets sur un ton (assez) humoristique. J’ai voulu savoir comment il s’y prenait.

Je n’irais pas jusqu’à dire comme Glamour que le roman est hilarant. Il m’a fait certes fait sourire, mais je n’étais pas non plus pliée de rire. A mon sens, le terme « hilarant » n’est pas le plus approprié. Par contre, « inattendu », oui.

Je ne voudrais pas dévoiler ce qui se passe dans le livre et donc, je vais éviter de trop en dire. Toujours est-il qu’on part de l’idée du suicide, pas franchement joyeuse (on peut bien le dire), et qu’au final, j’ai envie de dire qu’on en sort avec le sourire.

J’ai aimé l’histoire en elle-même, bien sûr. Et également la narration. L’auteur a choisi de faire intervenir chaque personnage tour à tour. Ainsi, tout le long du roman, Martin, Maureen, Jess et J.J. s’expriment l’un après l’autre. Le « je » est de rigueur pour chacun et selon le personnage, le style est adapté. Maureen est une quinquagénaire portée sur la religion. Quant à Jess, elle représente une jeunesse spontanée, n’ayant pas la langue dans sa poche: le style est par conséquent complètement différent! Ca les rend vivants, surtout qu’ils s’adressent constamment à nous, comme si nous faisions partie de l’histoire. Nous lecteurs, nous impliquons dans ce qui se passe, nous avons hâte d’en savoir plus, d’aller plus loin, nous aimerions les encourager.

Un des passages du livre qui pourrait résumer le tout: « […] parce que parfois ce sont des moments de ce genre, vraiment compliqués, captivants, qui vous aident à comprendre que les moments les plus difficiles contiennent pourtant des éléments qui vous rendent vivants. »

Le style Hornby m’a plu. Je lirai probablement d’autres de ses romans.

Et j’irai sûrement voir le film adapté du roman par Pascal Chaumeil (« L’Arnacoeur »), avec Pierce Brosnan et Toni Collette: « A Long Way Down », sortie prévue dans l’année…